Enfant, Conscience et Science

Enfant, Conscience et Science



 

Aujourd'hui je veux pour parler d'enfants, de soins.
Aujourd'hui je veux vous parler d'amour et d'humains.

Aujourd'hui je veux vous parler de tout cet essentiel que nous avons oublié.

Nous avons oubliés qui nous sommes.
Nous avons oubliés l'impact d'un mot, d'un geste, d'un regard.
Nous avons oubliés l'impact d'un toucher sur nos visages.

En oubliant qui nous sommes, nous avons continuellement évolué vers une dévalorisation et une mauvaise estime de notre puissance, de nos ressources, de nos dons innés.

Alors vous me direz : qui sommes nous alors ?

Et moi de vous répondre : avez-vous seulement pris un instant pour vous le demander ?
Avez vous seulement pris un instant dans vos quotidiens surchargés pour être face à vous-mêmes ? Face à votre plus grande peur devant une question qui défie toutes les lois du temps : qui suis-je ? Que sommes-nous ?

Certains répondrons qu'ils sont leur métier, d'autres répondront qu'ils sont de passage pendant que la plupart d'entre nous répondra "aucune idée, je suis moi, qu'est ce que cela peut-il donc bien faire, je suis un mortel".

En réalité, personne ne sait véritablement qui nous sommes. Quelques grands sages ont partagé des ébauches de réponses à cette question universelle.

Ancienne auxiliaire de puériculture, j'ai eu un parcours mouvementé par les nombreuses expériences de la vie, comme beaucoup d'entre nous. Des expériences qui m'ont inévitablement fait grandir, des expériences qui pas à pas m'ont emmené vers aujourd'hui abandonnant jour après jour celle que j'étais pour devenir celle que je suis.

Et aujourd'hui me voilà "devant vous" à épiloguer sur la question de "qui nous sommes". Je vous parlais de soins, je vous parlais d'enfants, je vous parlais d'amour au commencement.

A ces trois mots s'ajoute la question de qui nous sommes ? Comment doit-on aujourd'hui faire évoluer notre système de soin ? Notre prise en charge auprès de l'enfant porteur de maladie, porteur de douleur ? Quel nouveau regard doit-on poser sur les maux et les porteurs de maux ? Car nous sommes prêts, nous l'avons toujours été, pour évoluer vers qui nous sommes véritablement dans les milieux de soins.

Voici ma brève réponse à "qui nous sommes" : nous sommes des êtres invariablement éternels. Qu'il n'en désole pas certain, une fois créé il n'est point possible de disparaître. Notre forme humaine évolue tout au plus, change de forme. Les différents âges que l'on traverse nous accompagnant vers ce que nous appelons "la vieillesse" témoignent de cette évolution et de ce changement de forme inéluctable. Il n'est pas de "mort", simplement des transformations d'états vers d'autres. La question du "qui nous sommes" prend alors des allures d'éternité aux possibilités infinies. D'où venons-nous et de quoi sommes-nous capables ? Quelle est notre puissance et notre véritable impact ? Car c'est ce qu'il demeure.

Nous sommes des êtres éternels aux capacités infinies, des êtres incarnant une dense matière que nous maîtrisons si peu. Notre incapacité à guérir et même éviter/irradier certaines maladies nous démontre à quel point nous maîtrisons si peu la matière. La science nous apprend quantité de choses mais la science sans conscience n'est pas complète.

Que dire à la mère d'un enfant porteur de leucémie au-delà des termes scientifiques incompréhensibles dont elle retiendra seulement la fatalité et la terreur de l'expérience ? Que dire au père d'un enfant paraplégique au-delà des termes mécaniques du corps dont il ne retiendra que l'injustice et l'impuissance de la situation ?

Il est temps aujourd'hui de poser un regard conscient sur la maladie, sur l'enfant, sur le soin. La science prendra un véritable envol lorsqu'elle admettra l'impact de la conscience en toute chose, lorsqu'elle acceptera que tout fonctionne par pair, loi propre à notre dualité terrestre. Et qu'une chose éloignée de sa partie duelle ne peut être complète et dans son plein potentiel. Science et conscience s'opposent ou se complètent, tout dépend du regard que l'on a de la vie et de soi-même.

Qui suis-je alors ? Un être duel constamment tiraillé par mes oppositions internes ? Un être divisé à jamais en guerre avec moi-même ? OU suis-je un être universel à chaque instant relié à toutes choses, en amour avec tout ce qui me compose et fonctionne ensemble dans une complétude absolument parfaite ? Un être uni, éternellement en paix avec moi-même ?

Notre évolution dépend-elle alors d'un regard ? Un regard que l'on pose sur soi, sur l'autre et sur la vie ? Un regard si simple qu'il peut en cacher son vrai impact et sa magie.

Aujourd'hui je suis venue vous parler d'enfants, de soins.
Aujourd'hui je suis venue vous parler d'amour et d'humains.

Nos potentiels éternels et acquis demandent à émerger. Ils demandent acceptation et reconnaissance pour se déployer et s'incarner. Une main guérisseuse, un mot guérisseur, quand l'intention est d'une qualité la plus pure c'est un amour guérisseur qui se déploie.

À quand cette ouverture dans nos systèmes de soins ? A quand cette possibilité d'oeuvrer pour le monde de demain.

Pratiques ancestrales et éternelles oubliées, mises au rang des infâmes et du profane pour une science sur-estimée. Déposons les armes de la peur pour nous relier à nos infinis dons oubliés et devenir enfin QUI NOUS SOMMES.

A tous les praticiens, praticiennes.
A tous les soignants et soignantes.
A tout les êtres.

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