C’est une responsabilité considérable qui manque pourtant tellement d’être considérée à sa juste valeur. Chaque fois que l’on regarde un enfant, chaque fois qu’on lui parle, chaque fois que nous agissons envers lui, nous modulons la façon dont il appréhendera la vie une fois devenu adulte.
Aucune école des parents n’existe, et même s’il en existait une, chaque enfant et adulte nécessiteraient un enseignement et un accompagnement unique.
Nous faisons vivre à nos enfants toutes sorte de maladresses car nous ne nous sommes pas encore élevés sur le rang des pédagogues sages. Bien qu’animés par un amour inquantifiable à l’égard de nos enfants, nous ne pouvons qu’évaluer notre difficulté à être dans l’amour inconditionnel à chaque instant.
Nous sommes des apprentis tellement imparfaits, et nos enfants devront apprendre la puissance du pardon une fois devenu adulte pour éviter d’être prisonniers de leur blessures d’enfant.
Ne négligeons pas notre rôle, incarnons autant que possible en tant que parent notre capacité d’observer, d’écouter, de se remettre en question, de faire preuve d’humilité, de corriger nos maladresses.
Acceptons pleinement l’idée que nous sommes des apprentis et que notre rôle d’accompagnateur et d’éducateur témoigne de la confiance que la vie place en nous en nous confiant d’autres vies.
N’abîmons pas cette confiance. Recevoir la vie est un miracle, un privilège, et nous devons prendre conscience de la responsabilité immense qu’il nous est prié de déployer en nous donnant le plein pouvoir sur un être, sur la vie.
« Qui dit grand pouvoir dit grande responsabilité », mesure-t-on seulement le pouvoir que nous avons sur nos enfants et leur vie ? Il est plus que temps d’en prendre conscience : les enfants sont la vie et le futur lui-même. L’accompagnement et l’éducation qu’on leur donnera, impactera la vie et tous les demain possible.